Pas tout à fait auto-tamponneuse ni vraiment manège, l’artiste chinoise Shu Lea Cheang nous invite à monter dans ses tasses géantes. Nous sommes accompagnés durant le trajet par un bébé-chantant… uniquement des chansons qui parlent d’amour. Et nous voilà transportés dans le monde tourbillonnant de la fête.
Néanmoins la spontanéité, élément essentiel à la fois à l’un et à l’autre, et propre à l’humain, a été volontairement perturbée. Les nourrissons obéissent à l’ordre aléatoire d’un ordinateur, et se ressemblent tous. Ils semblent bien innocents de loin, mais se révèlent vite inquiétants tant ils sont lisses et déshumanisés. Les morceaux sont envoyés par les internautes, et de Jacques Brel à Marvin Gaye, en passant par Madonna, à chacun sa vision de l’amour… mais pas de celui qui est là, présent au Palais de Tokyo. Pour l’artiste c’est en tout cas le paradoxe d’un sentiment spontané enfermé dans des chansons qui en sont un cliché, tout en exprimant les multiples facettes, désamour inclus. Son installation est inspirée du roman de Murakami Ryu, Les bébés de la consigne automatique, où les événements de la vie des héros ne sont que des reproductions incontrôlées de leur passé, comme un programme où des erreurs se répéteraient. D’ailleurs bien que ce soit nous qui dirigions les tasses, celles-ci sont programmées pour ne pas sortir d’un certain périmètre, pour ne pas heurter de mur. Peut-on tout enfermer sous le seul prétexte qu’un danger existe ? Qu’en sera-t-il de l’amour en 2030 ? Cette évocation d’un futur éloigné… et qui pourtant n’est pas si lointain, tente de donner des pistes.
Néanmoins la spontanéité, élément essentiel à la fois à l’un et à l’autre, et propre à l’humain, a été volontairement perturbée. Les nourrissons obéissent à l’ordre aléatoire d’un ordinateur, et se ressemblent tous. Ils semblent bien innocents de loin, mais se révèlent vite inquiétants tant ils sont lisses et déshumanisés. Les morceaux sont envoyés par les internautes, et de Jacques Brel à Marvin Gaye, en passant par Madonna, à chacun sa vision de l’amour… mais pas de celui qui est là, présent au Palais de Tokyo. Pour l’artiste c’est en tout cas le paradoxe d’un sentiment spontané enfermé dans des chansons qui en sont un cliché, tout en exprimant les multiples facettes, désamour inclus. Son installation est inspirée du roman de Murakami Ryu, Les bébés de la consigne automatique, où les événements de la vie des héros ne sont que des reproductions incontrôlées de leur passé, comme un programme où des erreurs se répéteraient. D’ailleurs bien que ce soit nous qui dirigions les tasses, celles-ci sont programmées pour ne pas sortir d’un certain périmètre, pour ne pas heurter de mur. Peut-on tout enfermer sous le seul prétexte qu’un danger existe ? Qu’en sera-t-il de l’amour en 2030 ? Cette évocation d’un futur éloigné… et qui pourtant n’est pas si lointain, tente de donner des pistes.